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    Aujourd’hui, le blason communal (lire également ici « D’azur semé de molettes d’éperon du même brochant sur le tout »ici « Peugeot Sully : on ferme ! (ou, la ville aux deux lions) »ici « Numéro 8 »ici « Un bleau bason » et ici « Faut-il moderniser le logo de notre commune ? ») se décline essentiellement sur des supports périssables (papier, informatique, ruban plastique de signalisation, etc.). Notre époque est jetable…

    Ça n’a pourtant pas toujours été le cas. Il fut en effet un temps où ce blason était gravé dans la pierre, en dur pour durer.

    La preuve en images.

     

    Blason

    Blason en façade des anciens abattoirs, rue des Guerres - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

     

    Dur blason 

    Blason de la façade de l'hôtel de ville

     

     

    Dur blason

    Blason et devise communale  (monument aux morts) ; la feuille collée ne fait pas partie du blason !

     

     

     

    [Mis en ligne le 28/10/2018]

     


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    Sully-sur-Loire sous Louis XIV, comme si vous y étiez

    Cliquer sur l'image pour l'agrandir

     

    Cette reproduction du plan de Sully à l’époque du Roi Soleil (extrait de la fresque visible au château de Villebon, dans le département d’Eure et Loir, et reproduite dans l'incontournable ouvrage de Christian Cardoux, Sully-sur-Loire, des origines à la Révolution française, page 195) montre de manière assez précise l’allure générale de notre bonne commune vers la fin du XVIIe siècle. C’est une vue panoramique selon un axe nord-est sud-ouest, depuis la rive nord (côté Saint-Père).

    La ville y apparaît encore enserrée dans ses fortifications. On remarque que les toitures des habitations sont couvertes en tuile, alors qu’elles le sont majoritairement en ardoise aujourd’hui. Le château y figure partiellement, notamment la basse-cour (la partie actuellement engazonnée entre le château lui-même et le parc), avec la tour dite « des Ormes » (aujourd’hui arasée ; voir photo ci-dessous) et les écuries attenantes (aujourd’hui disparues).

     

    Sully-sur-Loire sous Louis XIV, comme si vous y étiez 

     Ce qui reste de l'ancienne tour des Ormes visible sur le plan ancien - Cliquer sur l'image pour l'agrandir

     

    Le pont visible à hauteur des anciennes écuries est le pont aux prêtres (reconstruit en 1994). Il permettait aux chanoines de se rendre depuis le centre-ville à la collégiale Saint-Ythier située à cette époque dans la basse-cour du château, non loin des écuries (nous reviendrons le moment venu sur le déplacement de cette église). Une ouverture est percée dans l’enceinte afin de permettre la circulation (encore visible partiellement aujourd’hui).

     

    Sully-sur-Loire sous Louis XIV, comme si vous y étiez 

    Ancienne poterne dans l'enceinte fortifiée (Promenade des Douves) - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

    Cette ouverture est protégée par une tour, aujourd’hui disparue.

    À l’intérieur de l’enceinte fortifiée, une fois passée cette ouverture en venant du pont aux prêtres, le premier bâtiment que l’on découvre est l’Hôtel-Dieu et sa chapelle. En continuant son chemin vers la porte de Sologne, au sud, on passe devant l’église Saint-Ythier et on traverse l’ancienne Place du Martroi avant d’arriver à la porte de Sologne.

    À l’est, on aperçoit les premiers arbres du parc.

    À l’ouest, à l’arrière-plan, on distingue les maisons du quartier Saint-Germain ainsi que l’église, devenue centre culturel.

    Globalement, le dessin de l’enceinte de la ville reste visible dans la configuration actuelle. Comme dans la plupart des anciennes villes fortes, les fossés entourant l’enceinte fortifiée, après comblement, ont donné naissance aux boulevards de ceinture (Boulevard Jeanne d’Arc et boulevard du Champ de Foire), aménagés en mails de promenade arborés au 19e siècle (préoccupations hygiénistes en vogue à cette époque), avant d’être transformés en parkings dans les années 1950, à l’époque où la préoccupation était de faire vivre l’industrie automobile.

    À cet égard, il n'est pas inintéressant de noter que l’époque actuelle hésite entre ces deux utilisations : la « coulée verte » annoncée officiellement pour le réaménagement du boulevard Jeanne d’Arc reprend à la fois (du moins dans l’appellation, mais c’est déjà en soi un signe) la version mail et la version parking. Le parking existe toujours bel et bien, inchangé, mais, d’une certaine manière, il a honte de ce qu’il est et voudrait, quand même un peu, être mail...

     

     

    [Mis en ligne le 23/10/2018]

     


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    Je ne connaissais pas Marc Sutton. Je ne le connaîtrai jamais : il a été tué samedi par un chasseur alors qu’il faisait du VTT sur un chemin de montagne, à Montriond, en Haute-Savoie (lire ici).

    À n’en pas douter, les chasseurs de notre secteur ne sont pas meilleurs tireurs ni plus prudents que ceux de Haute-Savoie. Pourquoi d'ailleurs le seraient-ils ?

    Bref, un seul message si vous pratiquez le VTT dans les bois aux alentours de Sully : soyez extrêmement prudents. Ne faites pas confiance aux chasseurs, faites demi-tour si vous entendez hurler des rabatteurs près de l’endroit où vous vous trouvez. Ne faites pas confiance. Ne tentez pas votre chance en vous disant que tout ira bien. Faites demi-tour ou changez de trajectoire si vous entendez des tirs à proximité (une balle à gros gibier est létale à 1 000 mètres). Ne restez pas où vous êtes, ne continuez pas sur le chemin en espérant que tout se passera bien. Ne croyez pas les chasseurs qui vous racontent que toutes les précautions sont prises.

    Ne faites pas confiance aux chasseurs en battue ! Votre vie en dépend. Vous pourrez ainsi, notamment, une fois rentré(e) sain(e) et sauf(ve), vous demander pourquoi les pouvoirs publics, d'ordinaire si pointilleux en matière de sécurité, font preuve d'un tel laxisme en continuant à autoriser ce loisir qui consiste, ni plus ni moins, à tirer à balles réelles dans l’espace public...

     

     

    En guise d’hommage à Marc Sutton

     

     

     

     

    [Mis en ligne le 19/10/2018]

     


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