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    Vous l’avez sans doute remarqué. À l’occasion de la récente rénovation de la chaussée du boulevard Jeanne d’Arc, une bande cyclable a été aménagée à gauche de la chaussée depuis l’entrée du boulevard jusqu’aux feux de circulation du carrefour Boulevard Jeanne d’Arc-rue Porte de Sologne.

     

    Jeanne d’Arc fait du vélo

    La nouvelle piste cyclable du boulevard Jeanne d'Arc - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

     

    C’est la loi, dite loi LAURE (Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie) plus précisément, qui impose ce qui suit :

     

    L228-2  : « À l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »

     

    Inutile d’être naïf : sans cette loi et cette obligation, il est peu probable qu’il y ait eu une piste cyclable à cet endroit…

    Ceci étant dit, remarquons d’abord qu’elle a été placée du bon côté de la chaussée. En l’état, le pire aurait été en effet de la créer à droite (comme on le voit encore trop souvent), longeant les voitures en stationnement, sous la menace des portières qui s’ouvrent (à ce propos, si vous ne connaissez pas ce que l’on nomme le « Dutch Reach », c’est-à-dire l’ouverture de la portière avec la main la plus éloignée, pour limiter ce risque, c’est par icipar ici et dans la vidéo ci-dessous - en anglais, mais les images sont suffisamment explicites si vous êtes fâché-e avec Shakespeare).

     

     

     

     

     

    Point délicat : la signalétique au niveau de la traversée du carrefour Boulevard Jeanne d’Arc-Rue des Écoles aurait pu (dû) être plus visible pour les automobilistes arrivant de la rue du Grand Sully. En effet, en l’état, rien ne signale de manière significative l’arrivée potentielle de cyclistes immédiatement à droite. Les cyclistes prudent-e-s (c’est-à-dire ne faisant pas systématiquement confiance aux automobilistes ; on n’est jamais prioritaire lorsqu’on circule à vélo !) seront amené-e-s à freiner et à ralentir préventivement en apercevant un véhicule arrivant à leur gauche. Il aurait été utile de signaler plus nettement au sol l’existence de cette piste cyclable, malgré tout prioritaire, au moyen d'un couloir peint en vert ou d’un autre marquage vraiment distinctif).

     

    Jeanne d’Arc fait du vélo

    Carrefour boulevard Jeanne d'Arc-rue des Écoles, vu depuis le boulevard - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

    Jeanne d’Arc fait du vélo

    Carrefour boulevard Jeanne d'Arc-rue des Écoles, vu depuis la rue des Écoles - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

     

    Dans notre bonne commune (et ailleurs), tout aménagement cyclable est bon à prendre. Pour autant — et les cyclistes le savent —, une piste cyclable non séparée physiquement de la chaussée reste un lieu dangereux où la sécurité n’est que relative et où il faut toujours être très vigilant : un cycliste a toujours tort contre une masse de tôle d’une tonne en mouvement...

     

     

     

    [Mis en ligne le 29/03/2019]

     


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    C'était au siècle dernier, il y a 30 ans (à propos de l'étalement urbain)

     

    La photo aérienne ci-dessus faisait la couverture du Guide pratique municipal 1990-1992 (voir reproduction ci-dessous), publication municipale aujourd’hui disparue.

     

    C'était au siècle dernier, il y a 30 ans (à propos de l'étalement urbain)

    Couverture du Guide pratique municipal 1990-1992 (Archives personnelles) - Cliquer sur l'image pour l'agrandir

     

    Cette photo est digne d’intérêt car, prise il y a une trentaine d’années, elle est historique (modestement) et permet d’observer le développement de notre bonne commune depuis 1990.

    Qu’y voit-on notamment ?

    Le fait marquant est l’extension du quartier du Hameau. Par exemple, l’Avenue des Terres Noires s’arrête juste après la rue Henri Pad. La rue Henri Jahan, tout comme cette partie de la rue Albert Cossonnet, n’ont pas encore été ouvertes. La rue Voltaire se termine en impasse et n’a pas encore été prolongée. L’extension du groupe scolaire Jean-Marie Blanchard n’a pas encore été réalisée.

    Plus près de la Loire, avenue du Hameau, on observe que la salle de sport (et son parking) construite à côté du terrain de rugby n’est pas encore sortie de terre, pas plus que le grand giratoire de la route d’Orléans.

    À l’inverse, les deux châteaux d’eau sont encore debout. Ils n’en ont plus, à vrai dire, pour très longtemps (lire ici « Sully et ses trois châteaux »).

    Tout en haut à droite du cliché, au niveau de la route de Cerdon, le lotissement actuel n’est pas encore là ; c’est encore un pré. Les anciens Sullylois se souviennent sans aucun doute de l’époque où c’était un terrain de football et où les matchs égayaient les dimanches après-midi.

    Vous trouverez bien sûr beaucoup d’autres éléments à comparer : trente ans, c’est déjà beaucoup pour l’évolution de l’urbanisme d’une commune ! L’étalement urbain a fait son œuvre, avec les conséquences qui s’y rattachent : déplacements constants en voiture (dans ces quartiers de périphérie dépourvus de tout service, commercial et autre et de tout transport en commun régulier, plus rien n’est accessible facilement) et développement des centres commerciaux de périphérie : puisqu’il faut de toute façon prendre la voiture pour faire ses courses, les habitants vont directement les faire dans les supermarchés en périphérie ; pourquoi aller en centre-ville ? (lire également ici « Comment la France a tué ses villes (Note de lecture) »).

    On constate que toute la partie nouvelle de la commune actuellement en construction (grosso modo entre le Hameau et la route d’Isdes) se trouve loin de tout (loin, c’est-à-dire inaccessible à pied aller-retour pour un marcheur moyen : 5 km à pied aller-retour, c'est une heure de marche). En revanche, c’est une distance facilement envisageable à vélo, mais encore faut-il en avoir l’envie et l’habitude… ce qui n’est pas majoritairement le cas aujourd’hui dans notre bonne commune.

    Il faut donc tabler sur toujours plus de trafic automobile, notamment sur le pont (lire également ici « Sur le pont, on y danse, on y danse », ici « Il y a 30 ans, l’inauguration du nouveau pont (23 septembre 1986) » et ici « Le deuxième pont, les calendes grecques et la Saint-Glinglin ») ainsi que dans les rues qui y conduisent (le pont est un aimant à voitures). C’est le très lourd prix à payer (et de plus en plus lourd) pour l’étalement urbain et la dépendance structurelle à l’automobile.

     

     

    [Mis en ligne le 25/03/2019]

     


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    Aujourd’hui, c’est mélodie en sous-sol. On s’intéresse aux fenêtres… de cave (qui ne se rebiffe pas !).

    Bref, petit tour d’horizon (non exhaustif) des fenêtres de cave communales, et plus particulièrement celles des bâtiments reconstruits dans l’immédiat après-guerre, c’est-à-dire dans le centre-ville et le quartier Saint-Germain, qui, souvent, en comportait une, même en zone inondable…

    Carrées, rectangulaires ou rondes (on n’a pas découvert de fenêtres de cave ovales ni en losange ni d’autre forme ; si vous en découvrez une — ou plusieurs — n'hésitez pas à nous le signaler en ajoutant un commentaire), simples, doubles, voire triples, à fleur de mur ou en retrait, souvent protégées par un dispositif (grille ou barreaux défensifs, plaque de tôle perforée, amovible ou relevable, voire murées) elles sont peu visibles (elles sont d’une certaine façon dans la même situation que les lucarnes — lire ici « En pleine lucarne (1ère partie) » et ici « En pleine lucarne (2e partie) » — et donc souvent oubliées, voire négligées), alors qu'elles contribuent, à leur humble manière, à l'équilibre et au vocabulaire de la façade du bâtiment.

    Raison de plus, s'il en fallait une, pour les mettre aujourd'hui en lumière.

    [L'adresse exacte des bâtiments photographiés n'est volontairement pas indiquée. Vous la retrouverez sans difficulté.]

     

    Le nez à la fenêtre (de cave) 

    Place de la Trémoïlle

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue Foch (Cas rare où la fenêtre empiète sur le trottoir)

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue Jean Jaurès

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Boulevard du Champ de Foire (la qualité de la grille est à noter)

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Faubourg Saint-Germain

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Faubourg Saint-Germain (un sous-sol assurément bien éclairé)

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Faubourg Saint-Germain. Belle réussite avec encadrement en béton et grille ; le grillage à poulailler est moins réussi !

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Faubourg Saint-Germain

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue aux Pommes (chatière ?)

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Hôtel de ville

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Passage des Douves

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Grand Sully

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue des Écoles (Bel ensemble avec un appareil de briques original)

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Grand Sully

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue Foch. Comme une vraie fenêtre, avec appui et entourage en brique.

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue Porte des Sables

     

     

     Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue Foch

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue des Écoles. Peut-être les deux seules fenêtres de cave rondes de la commune...

     

     

    Le nez à la fenêtre (de cave)

    Rue du Faubourg Saint-Germain. Fenêtre bouchée.

     

     

     

     

    [Mis en ligne le 21/03/2019]

     


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