• Boulevard Jeanne d’Arc, autrefois

     

    Boulevard Jeanne d’Arc, autrefois

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    Ce cliché ancien, tiré du livre de Dany Lemelin, Sully-sur-Loire, À la recherche du passé suspendu (juin 1999), a été pris sur le boulevard Jeanne d’Arc (à la hauteur du cinéma actuel, comme l’indique la légende de la photo fournie par l’auteur du livre ; compte tenu de la distance entre le personnage principal et l’entrée du boulevard que l’on aperçoit à l’arrière-plan – la rue des Écoles serait derrière le photographe – , je pencherais plutôt pour une prise de vue au niveau de la BNP ou du magasin Tryba actuel).

    Comme toutes les photographies anciennes (étant donné la tenue vestimentaire de la personne photographiée, cette photo date vraisemblablement des années 1930), celle-ci est intéressante à plus d’un titre. D’abord les lieux, puis les protagonistes, auxquels on peut ajouter ici un petit coup d’œil aux modes de déplacement.

    Les lieux donc. Comme nous l’apprend Dany Lemelin, nous sommes à peu près devant le cinéma, au beau milieu de la chaussée où, apparemment, ni la personne photographiée, ni son chien, ni le photographe ne mettent leur vie en danger en prenant la pose à cet endroit...

    Le boulevard semble peu fréquenté au jour et à l’heure de la photo. Seule, à l’arrière-plan, une voiture garée le long du trottoir porte témoignage d’une présence. À gauche, le rang de maisons que nous connaissons actuellement s’arrête à peu près au niveau de ce qui est aujourd’hui la maison du dentiste Blay. Le bâtiment situé dans la courbe du boulevard n’existe plus et a été remplacé par le bâtiment abritant actuellement le salon de coiffure Pichardy (on aperçoit une partie de la frondaison du dernier tilleul, toujours présent, pas – encore – abattu, de l’alignement planté sur la rive du ru d’Oison dans la rue des Petits Fossés).

    À droite de la photo, l’ancien mail qui formait avec celui du champ de foire une vraie ceinture arborée propice à la promenade (progressivement supprimée et transformée en parking par les municipalités successives ; lire également ici « Touchée-Coulée verte »). L’apparence de l’écorce du tronc du premier arbre (le plus proche de nous) semble être celle d’un platane.

    L’ensemble du rang de maisons visible à droite du mail a été détruit pendant la Seconde guerre mondiale. Seuls les platanes avaient survécu à l’époque…

    On notera la cohabitation apparemment pacifique entre deux moyens de transport qui semblent si éloignés : charrette à chien et automobile (peut-être un lecteur plus calé que nous en véhicules de cette époque reconnaît-il la marque et le type de cette voiture… et la race du chien).

    Pour finir, notons également ceci : l’égale répartition de l’espace public, entre la chaussée destinée à la circulation automobile (et autres circulations) d’une part, et le mail destiné à la circulation des piétons, d’autre part. Aujourd’hui, on constate que TOUT ce même espace est dédié à l’automobile : chaussée et parking (qui a remplacé le mail piétonnier) ; pour les piétons, l’espace se réduit à la portion congrue. La poule ou l’œuf ? il n’y a plus de piétons parce qu’il n’y a plus d’espace pour eux, ou il n’y a plus d’espace pour les piétons parce qu’il n’y a plus de piétons ?

     

    [Mis en ligne le 20/03/2017]

     

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