• Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias »)

     

     

    À force de le voir, on ne le voit plus…, le garde-corps du balcon de l’ancien hôtel-restaurant Le Pont de Sologne.

    C’est pourtant l’un des plus convaincants de cette période de reconstruction de l’après-guerre dans le centre-ville, presque totalement anéanti sous les bombes alliées en 1940 et, de nouveau, en 1944.

     

     Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias »)

    Photo 1 : Le balcon et son garde-corps sur la façade du Pont de Sologne - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

    Particulièrement sobre et dépouillé (il en existe d’autres plus spectaculaires, notamment Place de la Trémoïlle), il témoigne d’un solide savoir-faire de l’artisan ferronnier qui l’a réalisé.

     

    Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias »)

    Photo 2 

     

    Le cadre est formé par deux lices (la lice supérieure est double ; elle se compose de deux profilés plats assemblés) et deux montants verticaux de section carrée, fixés sur la dalle du balcon. À l’intérieur de ce cadre sont fixés 18 barreaux (profilés plats) assemblés deux par deux sur le plat, perpendiculairement aux lices, d’où un effet élancé et aérien vu de face, étant donné la minceur du profilé et l’absence de lice intermédiaire.

    Les deux retours latéraux, très années 1950, sont également très réussis. Chaque retour se compose de 7 profilés plats cintrés de chant en quart-de-rond de manière à venir se fixer sur les montants carrés. La méthode de fixation est intéressante, puisqu’il ne s’agit pas d’une simple soudure sur le montant ; une découpe carrée a été réalisée à l’extrémité de chacun des 7 profilés et c’est dans cette découpe carrée que passe le montant vertical carré de section équivalente (voir photo ci-dessous).

     

    Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias ») 

    Photo 3 : Détail de l'agencement entre le montant carré et le profilé plat du retour latéral du garde-corps - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

    Ces 7 profilés cintrés viennent se fixer sur un profilé plat lui-même posé en applique sur le mur de façade.

     

    Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias »)

    Photo 4 

     

    On remarquera que pour les deux anciens restaurants (Le Pont de Sologne fermé depuis plusieurs années et Les Magnolias fermé tout récemment) qui occupent les deux angles de rue, le garde-corps est de même facture et reprend grosso modo la même composition (en fait, dans le détail, les deux garde-corps présentent de nombreuses différences), adaptée toutefois à la largeur de la baie (12 paires de barreaux aux Magnolias, contre 9 au Pont de Sologne). Idem pour les retours latéraux, réduits en profondeur aux Magnolias puisqu’il n’y a pas de balcon proprement dit. C’est, malgré les nombreuses différences, de toute évidence, le travail du même ferronnier.

     

     

    Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias »)

    Photo 5 : Le garde-corps du (nouvel ancien) restaurant Les Magnolias (Boulevard Jeanne d'Arc)

     

     

    Le garde-corps du balcon du « Pont de Sologne » (et des « Magnolias ») 

    Photo 6 : Garde-corps de l'ex-nouveau restaurant Les Magnolias - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

    Contrairement à celui du Pont de Sologne, la lice inférieure est un profilé carré (et non plat) ; le barreaudage est semblable (les barreaux sont assemblés par paire), à une différence près : alors que dans le garde-corps du Pont de Sologne, ils sont soudés sur les lices supérieure et inférieure (voir ci-dessous Photo 2), ils ne sont ici soudés que sur la lice supérieure ; sur la lice inférieure, ils sont fixés selon le même procédé que les profilés de retour latéral sur le montant du garde-corps du Pont de Sologne (découpe carrée dans le profilé plat permettant le passage du montant, correspondant ici à une découpe carrée dans le profilé plat de chacun des 24 barreaux).

     

    Il existe peut-être d’autres exemplaires de ce modèle de garde-corps dans la partie reconstruite de la commune, même s'ils restent à découvrir. Quoi qu’il en soit, tous ces garde-corps, témoignages du savoir-faire d’artisans sans doute locaux (point à confirmer pour ces deux garde-corps spécifiques) et du soin apporté à la reconstruction de la ville après-guerre, méritent d’être soigneusement préservés.

     

    [Mis en ligne le 23/06/2016]

     

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  • Commentaires

    3
    Samedi 25 Juin 2016 à 08:14

    @Sullhistory

    Aucune idée. Chiffre d'affaires pas au rendez-vous, sans doute.

    2
    Sullhistory
    Samedi 25 Juin 2016 à 01:02

    Pourquoi le restaurant les Magnolias a déjà fermé ??

      • CON-tribuable
        Samedi 25 Juin 2016 à 13:26

        Peut être n'est ce tout simplement qu'un placement immobilier. Il est fortement recommandé aux gens très riches de ne pas déposer tous leurs oeufs dans le même panier. Pour information: Cet hôtel restaurant est en vente pour 850000 euros sur le bon coin. 

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