• Ni dieu, ni Maître

     

    Je viens d’apprendre le décès de Monsieur Maître.

    Je suis à un âge où plus grand-chose de ce qui est humain ne m’étonne, mais, malgré tout, j’étais toujours émerveillé de le voir chaque matin disposer devant son magasin quelques chaises et autres objets qu’il mettait en vente, comme il le faisait depuis si longtemps (toujours ?).

    Pour un peu, on se serait pris à croire que la Faucheuse l’avait perdu de vue.

    Je lui avais indirectement consacré, respectueusement, plusieurs billets (ici « Une panière drès drès cholie », ici « La vannerie et le nuit des temps » et ici « Comme autrefois (la nostalgie du vannier »).

    Quand j’ai quitté Sully cet été, j’avais tenu à lui acheter quelque chose, comme en souvenir de mon passage sullylois. J’étais allé dans sa boutique en juin lui acheter un cabas à provisions. Il était, vu son âge, étonnamment dynamique et vif dans ses mouvements et j’avais été surpris de le voir me rendre la monnaie sans chausser de lunettes…

    C’est avec lui tout un pan de l’histoire commerciale de Sully et de l’histoire de Sully tout court qui disparaît. Il n’y aura plus de vannier à Sully.

    Reposez-vous bien, Monsieur Maître, vous l’avez amplement mérité.

     

     

    [Mis en ligne le 24/10/2020]

     

     

    « Voir là-bas si j'y suis

  • Commentaires

    2
    Vendredi 7 Mai à 11:25

    @Athéna

     

    Merci pour cette information qui fera plaisir à plus d'un Sullylois, sans aucun doute.

    1
    Athéna
    Jeudi 6 Mai à 20:39
    Aux dernières nouvelles sa fille va continuer l'activité commerciale.
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