• À propos du « Parking des Jardiniers »

    À peine planté, déjà baptisé…

    Ainsi, comme il a été décidé lors du conseil municipal du 28 janvier dernier (voir ci-dessous), le nouveau parking de la route de Cerdon a été baptisé « Parking des Jardiniers ». Attention : nouveaux panneaux en vue !…

     

    À propos du « Parking des Jardiniers » 

    Extrait du compte rendu sommaire du conseil municipal du 28 janvier 2016 - Cliquer sur l'image pour l'agrandir

     

    On comprend la logique : l’Allée des Jardiniers est à deux pas. L’Avenue de la Gare aussi, mais « Parking de la gare », c’était un tantinet trompeur, étant donné que nous n’avons plus de gare, enfin, si, mais – comment dire ? – pas vraiment. C’est comme le pont de chemin de fer, qui existe un peu sans exister vraiment. Enfin, vous l’avez compris, c’est compliqué…

    « Parking du Pont de Sologne », ça n’aurait pas été mal non plus, ou « Parking Porte de Sologne », voire « Parking route de Cerdon », mais soit, ce sera « Parking des Jardiniers ».

    Et pourtant, « l'unanimité des votants » aurait voulu choisir une appellation incongrue qu’elle n’aurait pas trouvé une autre dénomination… !

    D’abord parce que cette surface désormais bitumée recouvre bel et bien un ancien potager (encore visible sur cette photo satellite de Géoportail (reproduite ci-dessous) et une terre végétale ancestrale amendée par d’émérites jardiniers au fil du temps. Toute cette terre végétale à jamais détruite pour en faire un parking !

     

    À propos du « Parking des Jardiniers » 

    Artificialisation et imperméabilisation des sols : un cas d'école ! - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

    ©Géoportail

     

    N’oublions pas que le maraîchage a longtemps constitué un point fort de l’économie sullyloise, comme en témoigne, à deux pas de ce parking, la croix de Saint-Fiacre, patron des jardiniers (lire également ici « Le maraîchage, troisième mamelle sullyloise » et ici « Le déplacement de la croix de Saint-Fiacre »), au carrefour de la rue du Séchoy et de la route de Cerdon.

    Ensuite parce que, dans le contexte actuel plus général de recul des terres agricoles au profit des zones urbanisées (environ la superficie d’un département français moyen, soit 610 000 hectares, tous les 7 ans, comme nous l’apprend le Ministère de l’Environnement), d’imperméabilisation des surfaces, d’artificialisation des sols, on retrouve ici, route de Cerdon, en miniature, toutes les caractéristiques de cette problématique largement généralisée dans l'Hexagone qui fait dire aux géographes spécialistes de cette question qu’il n’y a plus un hectare à perdre.

    Dit autrement, cette appellation associant bourreau (le parking) et victime (les jardiniers et la terre nourricière) constitue à nos yeux un choix qui, s’il n’est pas cynique, est pour le moins malencontreux.

     

    [Mis en ligne le 27/02/2016]

     

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  • Commentaires

    1
    el solognot
    Samedi 27 Février 2016 à 21:13

    Ben ouais j'me souviens d'ce p'tit lopin d'terre avec dé légoumes, lé jardiniers y étaient heureux d'entretenir leurs léguns. Mais y'a un truc quand même qui est drôle dans vout bourgade. Y'a donc c'teu parking mais y'a autant d'vouètures dans el centre d'ville donc y sert à ren el parking dé jardiniers ou ben y faut m'expliquerrr j'ai p'être mal vu la chouse pourtant j'ai ben sillonner vout bourgade c't'après-midi avec mon véliau, Ah, si j'ai obsevé qu'y dé boutiques de commerçants qui farment d'plus en plus c'la est pâ drôle.

    Bounne nouartée à tous.

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