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    Souvenez-vous, on en avait dit deux mots ici « Aménagement cyclable dans l’Allée des Jardiniers (bien, mais doit mieux faire) », et notamment tout le mal que l'on pensait de la pose de plots antistationnement en béton pour délimiter « l'espace de convivialité » (dans le jargon technocratique), à savoir le trottoir/piste cyclable de l’Allée des Jardiniers : un plot antistationnement n’a jamais été destiné à délimiter une piste cyclable… il suffirait que ceux qui ont décidé de leur installation viennent faire un tour à vélo pour se rendre compte du problème posé… et quelque chose nous dit que c’est justement là le problème ! Bref, un aménagement cyclable conçu par des automobilistes pour des automobilistes. Cherchez l'erreur !

    Ces plots, beaucoup trop hauts, sont en effet totalement inadaptés à ce genre d’aménagement cyclable et sont autant de risques de chutes potentiellement graves. Ils sont malheureusement toujours en place… sauf un, isolé, dont nous avions signalé la présence particulièrement inopportune.

    Retour en images sur le sort ô combien changeant de ce plot…

     

    Photo 1

    Plot... et complo

    Plot esseulé, presque invisible (3 mètres derrière la plaque d'égout). Par la suite, des plaques réfléchissantes ont été ajoutées... - Cliquer sur la photo pour l'agrandir 

     

    Photo 2

    Plot... et complot 

    Un beau jour de janvier, ce même plot se retrouvait au milieu du trottoir/piste cyclable - Cliquer sur la photo pour l'agrandir 

     

    Photo 3

    Plot... et complot 

    Ce plot a aujourd’hui disparu du paysage. Ne reste que la trace de l’emplacement de la colle. Reviendra-t-il ? On souhaite évidemment le contraire. Bref, courage, il n'en reste plus que 21 à enlever !

     

     

    |Merci aux Jardiniers pour les photos et les infos|

     

     

    [Mis en ligne le 15/09/2018]

     


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    Ça ne vous a pas échappé, chaque année, à l’heure où les coups de feu reprennent dans les bois après une période bienvenue de trêve et d’accalmie, notre bonne commune se déshonore en organisant la fête de la chiasse (baptisée officiellement « Fête de la Sange » - pauvre Sange !).

    Alors, à cette occasion (et pour plomber l'événement), nous vous proposons une petite manip amusante dans votre logiciel de traitement de texte préféré (ils possèdent tous cette fonctionnalité).

    Il s’agit de créer une règle de correction orthographique automatique qui corrige automatiquement le mot « chasse » en mot « chiasse ». Et ça marche, comme le prouve l’orthographe du mot incriminé dans ce billet !

    À Sully-sur-Loire, mode d’emploi, on trouve ça très amusant.

    D’autres, par contre, trouvent très amusantes certaines formes de chiasse, par exemple la chiasse à la glu.

    Pas nous.

     

    Fête de la Sange, fête de la chiasse 

    Photo tirée du site Web de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dont on ne dira jamais assez la qualité (et la nécessité) du travail - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

     

    [Mis en ligne le 11/09/2018]

     


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    « La chlorophylle se fabrique toute seule et les arbres ne s’en vantent pas. C’est juste un exemple pour les fiers-à-bras. »

    Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, Éditions Viviane Hamy, Collection Chemins nocturnes, 2001

     

    Vous le savez sans aucun doute, le parking du boulevard Jeanne d’Arc va devenir ce mois-ci (lire notamment ici « Avec la coulée verte, le parking va devenir... parking ») une « coulée verte », c’est-à-dire, en l’occurrence, un lieu de promenade paysagé dédié aux piétons et dont les véhicules à moteur (thermique ou électrique) auront été bannis un parking…

    Verdure oblige (la coulée sera « verte », nous dit-on), les anciens grands platanes vont être abattus (hé oui, ils sont devenus « instables », nous dit-on officiellement, sans nous dire comment – ni par qui – a été mesuré le phénomène, ce qui serait pourtant la moindre des informations… et des politesses) et remplacés par d’autres essences, peut-être locales (scénario optimiste).

    Comme la décision d’abattre les platanes du boulevard Jeanne d’Arc a été prise par les membres du conseil municipal (par qui d’autre aurait pu-t-elle l’être ?), chaque platane abattu portera donc les noms des membres du conseil municipal qui l’ont condamné à mort. Bref, chacun aura le sien.

    Soit 12 platanes pour 29 mandataires élus.

     

    Platane 1 : Platane Riglet, Baude, Lenoir

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 2 : Platane Bodot, Bouard

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 3 : Platane Léveillé, Hélaine

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 4 : Platane Dulac-Nottin, Daimay

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 5 : Platane Lopez, Brunet

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 6 : Platane Solheid, Amelin

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 7 : Platane Gérard, Naili

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 8 : Platane Jacquinot, Lejeune

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 9 : Platane Badoux, Perrière, Morisseau

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 10 : Platane Badarelle, El Moujoudi

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 11 : Platane Medina, Kuypers, Mounier

    12 platanes et 12 enterrements 

     

    Platane 12 : Platane Lefaucheux, Long, Cherreau, Fin

    12 platanes et 12 enterrements 

     

     

    Au moins, les platanes « coupables » (dans tous les sens du terme) sauront à qui s’adresser….

    Je laisse le(s) mot(s) de la fin au grand Boris (le seul, le vrai) : 

     

     

    XVI

    8 octembre.

    – J’ose à peine vous donner tort, dit Jacquemort. Mais ne précipitons rien.

    – C’est la seule solution, dit Clémentine. On peut retourner le problème du côté que l’on veut. Cela ne serait pas arrivé s’il n’y avait pas eu cet arbre.

    – Ça ne serait pas plutôt la faute de l’escabeau ? suggéra Jacquemort.

    – Naturellement, jamais elle n’aurait dû laisser traîner cet escabeau, c’est une autre histoire. Et elle sera punie comme elle le mérite. Mais vous comprenez bien que sans l’arbre, jamais Citroën et Noël n’auraient eu l’idée de mettre l’ours hors de portée de Joël ? C’est cet arbre qui est la cause de tout. D’ailleurs, songez qu’il aurait même pu essayer d’y grimper directement pour aller rechercher son ours, le pauvre chou.

    – Cependant, dit Jacquemort, certains considèrent que cela fait du bien aux enfants de grimper aux arbres.

    – Pas à mes enfants à moi ! dit Clémentine. Et il peut se produire tant de choses avec les arbres. On ne sait pas. Des termites rongent les racines, et soudain ils s’abattent sur vous, ou une branche morte se casse et vous assomme, ou la foudre le frappe, il s’enflamme, le vent active le feu, porte des flammèches jusqu’à la chambre des enfants et ils meurent brûlés !… Non, il y a trop de danger à garder des arbres dans un jardin. Aussi, je vous demande si vous voulez vous charger d’aller au village et de prier les hommes de venir les abattre tous. Ils pourront en emmener la moitié ; je garderai le reste pour le chauffage.

    – Quels hommes ? demanda Jacquemort.

    – Oh, je ne sais pas, moi, les élagueurs, les bûcherons… les bûcherons, voilà. Je vous demande de prier que l’on m’envoie quelques bûcherons. C’est très difficile ?

    – Oh non, dit Jacquemort. J’y vais. Il ne faut rien négliger.

    Il se leva. Il y allait.

     

    XVII

    L’après-midi, les hommes arrivèrent. Ils portaient de nombreux instruments de fer, des aiguilles, des crochets et des réchauds. Jacquemort les vit entrer : il revenait d’une promenade, et il s’arrêta et il se rangea pour les laisser passer. Ils étaient cinq ; en outre, ils avaient amené deux apprentis, l’un d’une dizaine d’années, malingre et rachitique, l’autre un peu plus âgé, avec un bandeau noir sur l’œil gauche et une jambe comiquement tordue.

    L’un des hommes fit un signe à Jacquemort ; c’est avec lui que Jacquemort avait discuté le prix de l’opération ; ils s’étaient finalement mis d’accord pour adopter la combinaison proposée par Clémentine : la moitié des arbres pour les bûcherons, l’autre moitié pour la maison. Les frais de débitage seraient comptés en plus si elle désirait qu’on les coupe et qu’on les rentre.

    Jacquemort avait le cœur serré. Sans leur attacher de valeur sentimentale, ainsi qu’il convenait à un individu né sans souvenirs à l’âge adulte, il estimait les arbres pour leur beauté probablement fonctionnelle et leur anarchique uniformité. Il se sentait assez intime avec eux pour ne pas éprouver le besoin de leur parler, ni de leur écrire des odes ; mais il aimait les reflets troubles du soleil sur les feuilles vernies, les puzzles d’ombre découpés par le jour et les feuilles, le léger bruit vivant des branches et l’odeur de leur évaporation, le soir après les journées chaudes. Il aimait les langues pointues des dracoenas, les stipes empilés des gros palmiers trapus, les membres lisses et frais des eucalyptus comme des grandes filles gauches poussées trop vite, et qui se parent maladroitement de bijoux de cuivre verdi sans valeur après avoir vidé sur leur tête le flacon de parfum de leur mère. Il admirait les pins, austères en apparence, mais prêts à libérer, à la moindre chatouille, une semence de résine odorante, et il aimait aussi les chênes mal foutus comme des gros chiens costauds et ébouriffés. Tous les arbres. Tous avaient leur personnalité, leurs mœurs et leurs manies propres, mais tous étaient sympathiques. Cependant le surprenant amour maternel de Clémentine justifiait leur sacrifice.

    Les hommes s’arrêtèrent au milieu de la pelouse et déposèrent leurs instruments. Puis deux d’entre eux saisirent des pioches et commencèrent à creuser tandis que les apprentis, empoignant de grandes pelles de terrassier plus longues qu’eux déblayaient la terre émiettée. La tranchée s’étendit rapidement. Jacquemort était revenu sur ses pas et considérait cette activité avec circonspection. Les apprentis entassaient la terre sur le bord de la tranchée et la piétinaient vigoureusement pour la durcir en un mur épais et bas.

    Lorsque les ouvriers jugèrent le fossé suffisamment profond, ils cessèrent de piocher et sortirent. Ils avaient des gestes lents et leurs vêtements bruns et terreux les faisaient ressembler à de gros coléoptères en train d’enterrer leur progéniture. Les apprentis, eux, continuaient à retirer la terre. Et à la tasser, frénétiques et suants. Chacun recevait une périodique taloche à titre d’encouragement. Pendant ce temps, les trois autres terrassiers partis vers la grille, revenaient, tirant un charreton à bras sur le plateau duquel s’empilaient des rondins en longueur d’un mètre. Ils arrêtèrent le grossier véhicule tout près de la tranchée. Puis ils se mirent à disposer les rondins en travers sur les semelles de terre battue que venaient de préparer les apprentis. Ils les juxtaposèrent soigneusement, jointifs, assenant sur chaque extrémité un vigoureux coup de masse pour tasser l’ensemble. Lorsque l’abri fut terminé, ils empoignèrent à leur tour des pelles, et commencèrent à recouvrir de terre les rondins. Il fit signe à l’un des apprentis et celui-ci s’approcha.

    – Qu’est-ce qu’ils font ? demanda Jacquemort en lui donnant, malgré sa répugnance, un coup de pied dans les tibias.

    – C’est l’abri, dit l’apprenti qui gara sa figure et s’en fut en courant rejoindre ses compagnons. Lesquels ne l’oublièrent pas dans la distribution.

    Il n’y avait pas de soleil, ce jour-là, et le ciel plombé luisait d’un éclat livide et désagréable. Jacquemort se sentait un peu frileux mais il voulait voir.

    L’abri paraissait terminé. Un par un, les cinq hommes s’engagèrent sur la rampe douce pratiquée à l’une des extrémités de la tranchée. Ils tenaient tous les cinq. Les apprentis n’essayèrent même pas de les suivre, connaissant d’avance le résultat d’une tentative de cette sorte.

    Les hommes ressortirent. Ils prélevèrent sur le tas d’outils des crocs et des pointes. Les deux apprentis s’activaient autour des réchauds, soufflant la braise de toutes leurs forces. Au commandement du chef d’équipe, ils se hâtèrent de soulever les lourds récipients de tôle brûlante et suivirent les hommes vers le premier arbre. De plus en plus, Jacquemort se sentait inquiet. Ça lui rappelait le jour où on crucifiait sur une porte l’étalon dévergondé.

    Au pied d’un haut dattier d’une dizaine de mètres, on déposa le premier réchaud et chacun y fourra un de ses outils. Le second fut installé de la même façon près de l’eucalyptus voisin. Les apprentis se mirent à souffler sur les braises, cette fois avec de gros soufflets de peau sur lesquels ils sautaient à pieds joints. Pendant ce temps, le chef d’équipe collait son oreille, prudemment, au tronc du dattier, de-ci, de-là. Il s’arrêta soudain et fit une marque rouge sur l’écorce. Le plus trapu des quatre bûcherons retira du feu son crochet ; un fer de flèche plutôt qu’un vrai crochet, une pointe acérée dont les barbes rouge clair fumaient dans l’air pesant. D’un geste décidé, il s’affermit, prit son élan et harponna le tronc lisse, juste au milieu de la marque rouge. Déjà les apprentis avaient emporté en courant le réchaud, et déjà un de ses camarades répétait le même geste pour l’eucalyptus. Et puis, les deux harponneurs de toute la vitesse de leurs jambes, regagnèrent l’abri et disparurent. Les apprentis se tassèrent à l’entrée, près des réchauds.

    La touffe de feuilles du dattier se mit à frémir, imperceptiblement d’abord, puis plus vive, et Jacquemort serra les dents. Une plainte s’élevait, si aiguë et si intense, qu’il faillit se boucher les oreilles. Le tronc du dattier oscillait et, à chaque oscillation, le rythme des cris s’accélérait. La terre, au pied du dattier, se fendit et s’ouvrit. La note impossible vrillait l’air, déchirait les tympans, résonnait dans tout le jardin et semblait se réverbérer sur le plafond bas des nuages. D’un coup, la souche s’arracha du sol et le long fût courbe s’abattit dans la direction de l’abri. Maintenant, il sautait et dansait sur le sol, se rapprochait peu à peu de la tranchée, poussant toujours ce hurlement insupportable. Quelques secondes après, Jacquemort sentit pour la seconde fois, le sol trembler. L’eucalyptus à son tour, s’écroulait. Lui ne criait pas ; il haletait comme un soufflet de forge fou et ses branches argentées se tordaient autour de lui, labouraient profondément le sol pour tenter d’atteindre la tranchée.

    Le dattier, à ce moment, atteignit l’extrémité du plafond de rondins, et il commença à le marteler avec de grandes contractions tremblantes ; mais déjà la clameur diminuait de puissance, et le rythme ralentissait, ralentissait. L’eucalyptus, plus fragile, s’arrêta le premier, seules ses feuilles en lame de poignard grouillaient encore un peu. Les hommes sortirent de la tranchée. Le dattier eut un dernier sursaut. Mais l’homme qu’il visait sauta lestement de côté et lui porta un violent coup de hache. Tout se tut. Seuls de longs frissons parcouraient encore la colonne grise. Avant même que ce soit fini, les bûcherons étaient repartis vers les arbres voisins.

    Jacquemort, les pieds rivés à la terre, la tête éperdue et sonnante, les regardait, l’œil fixe. Lorsqu’il vit le harpon pénétrer pour la troisième fois dans le bois tendre, il ne put y tenir, se retourna et s’enfuit vers la falaise. Il courait, courait et l’air vibrait, autour de lui, des rugissements de colère et de douleur du massacre.

     

    XVIII

    11 octembre.

    Maintenant, il n’y avait plus que le silence. Tous les arbres reposaient sur le sol, racines en l’air, et d’énormes trous criblaient la terre, comme après un bombardement de l’intérieur. De grands abcès vidés, secs, tristes. Les cinq hommes étaient rentrés au village et les deux apprentis devaient débiter les cadavres en bûches et ranger le résultat.

    Jacquemort regardait le désastre. Seuls subsistaient quelques taillis d’arbustes et des massifs bas. Il n’y avait plus rien entre ses yeux et le ciel, étrangement nu soudain et sans ombres. Sur la droite, on entendit le claquement d’une serpe. Le plus jeune des deux apprentis passa, traînant une longue scie molle à deux poignées.

    Jacquemort soupira et regagna la maison.

     

    Boris Vian, L'arrache-cœur

     

     

     

    Ah oui, j'allais oublier cet article de l'excellent magazine Reporterre intitulé « Face à la canicule, les arbres sont la meilleure parade » (à découvrir en cliquant sur l'icône ci-dessous). Là non plus, ils ne s'en vantent pas.

     

    12 platanes et 29 bûcherons « Face à la canicule, les arbres sont la meilleure parade » (Reporterre, 19 juillet 2016)

     

    À lire l'après-midi, l'été, sur un des bancs en pierre du Square du Souvenir, à l'ombre... de rien.

     

     

    [Mis en ligne le 2/09/2018]

     

     

     

    « Sully-sur-Loire, mode d’emploi » vous souhaite une excellente semaine et vous donne rendez-vous mardi prochain 11 septembre. À très bientôt !

     


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    C'est un lecteur (qui se reconnaîtra et que nous remercions) qui nous a mis le rodéo à l'oreille...

    Vous avez sans aucun doute entendu parler de la récente loi du 3 août portant sur la répression des rodéos motorisés (le texte de loi est ci-dessous en cliquant sur l’icône).

     

    Début de commencement d’initiative (fichu calendrier !) Loi du 3 août 2018

     

    Qui peut s’en plaindre ? Ceci étant, il est fort probable que, comme souvent, faute de moyens humains et de volonté vraie, cette loi aura le mérite d’exister sans pouvoir le plus souvent être efficacement appliquée (la loi contre les dépôts sauvages en est un exemple parmi d'autres, bien visible dans notre bonne commune). Nous verrons dans un an ou deux ce qu’il en est de ces rodéos motorisés, qui, normalement, si la législation est efficace, ne devraient plus exister (idem pour les dépôts sauvages). Rêvons !

    Dans les médias locaux, notre bon maire se voit attribuer l’initiative de cette loi. Reprenant ses propos, La Rep (on y parle de « Communiqué de Jean-Luc Riglet » ; à lire ici), tout comme Le Journal de Gien (ci-dessous), disent avec un bel ensemble (reprenant les termes du communiqué) :

     

    Début de commencement d’initiative (fichu calendrier !)

     

    Article du Journal de Gien du 2 août 2018

     

    « Je suis très fier d’avoir initié et contribué à cette réussite […] ».

    Il n’est pas ici question de mettre en doute le « contribué ». On n'a aucun élément et, dès lors, ainsi soit-il.

    En revanche, le « initié » nous semble moins évident. D’après ces deux médias, c’est notre maire qui serait à l’initiative (il aurait « initié ») de cette loi. Les parlementaires, nous apprennent nos deux médias, pilotés par le communiqué officiel, auraient été « interpellés » par lui lors de la cérémonie des vœux en « janvier dernier ». Pourquoi pas, à ceci près quand même que la première mouture de la proposition de loi portant sur les rodéos motorisés a été enregistrée à la Présidence du Sénat sous le numéro 102 dès le 21 novembre 2017 (lire ci-dessous en cliquant sur l’icône).

     

    Début de commencement d’initiative (fichu calendrier !) Proposition de loi du 21 novembre 2017

     

    Si le calendrier a encore un sens, novembre 2017 vient avant janvier 2018. Bref, il semblerait bien que toute cette affaire de loi contre les rodéos motorisés était déjà de toute façon, comme on dit, dans les tuyaux. La porte étant entrouverte, il suffisait d'entrer. Ce qui fut fait. Fichu calendrier...

     

     

    [Mis en ligne le 28/08/2018]

     


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    Incontournable dans le paysage visuel par sa présence massive à la sortie sud de la commune (lire ici « Le Beaubourg sullylois »), par ses panaches de fumée (lire notamment ici « Sully-sur-Loire, une ville qui ne manque pas de panache(s) » , ici « Des sorcières à Kronofrance ? »  et ici « Signaux de fumée à Sully : des Indiens ? »), par ses panneaux de signalisation (lire notamment ici « Le panneau polyglotte »)  ainsi que dans le paysage olfactif (odeurs, ou parfums – c'est selon – de bois chaud dès que le vent souffle du sud), l’unité de production Swiss Krono (ex-Kronofrance, « Krono » comme on dit ici) fête ses 30 ans d’existence sullyloise et ouvre gratuitement ses portes au public dimanche 23 septembre prochain.

    L’inscription en ligne sur le site Web de l’entreprise est indispensable, et même, pour tout dire, obligatoire. C'est par ici.

    Qu’on se le dise !

     

    30 ans et toutes ses grumes

     

     

     

    [Mis en ligne le 27/08/2018]

     


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