• La « coulée verte » des boulevards a déjà existé

     

    Vous le savez si vous lisez ce blog avec quelque régularité (soyez-en sincèrement remercié-e-s), le réaménagement du parking du boulevard Jeanne d’Arc sera une « coulée verte ». Le résumé des épisodes précédents est notamment ici « Réaménagement du boulevard Jeanne d’Arc : de quoi parle-t-on ? »ici « Touchée-Coulée verte » et ici « Avec la coulée verte, le parking va devenir… parking ».

    Dit autrement, ce parking sera « vert ». Rien de très surprenant, puisque les constructeurs automobiles fabriquent aujourd’hui des véhicules « propres ». La vérité, c’est le mensonge, et la guerre, c’est la paix…

    Peut-être cela signifie-t-il que seuls les véhicules de couleur verte auront le droit d’y accéder, ou que le bitume sera de couleur verte, ou encore que ce parking sera agrémenté de quelque verdure. Réponse au début de l’année prochaine.

    Quoi qu’il en soit, cette « coulée verte » n’a rien d’une nouveauté dans notre bonne commune. La photo aérienne ci-dessous, par ailleurs riche d’enseignements sur le passé du centre-ville reconstruit après-guerre (nous y reviendrons), nous montre que cette « coulée verte » existait déjà au début des années 1960 sur le boulevard Jeanne d’Arc ainsi que sur le champ de foire. À l’époque (autres temps, autres mots) on ne parlait pas de « coulée verte », mais de « mails », et les arbres étaient de vrais grands et beaux arbres.

    C’est suite à la volonté politico-économique de vendre massivement des automobiles dans les années 1960 que ces mails piétonniers ont progressivement été transformés en parkings et les centres urbains envahis par les voitures.

    Signe des temps, les parkings en centre-ville essaient aujourd’hui de se cacher : « parkings paysagers », « parkings végétalisés », « aires de stationnement engazonnées », « parking vert », « coulée verte » et autres vocables révélateurs montrent que, mine de rien, les centres-ville aspirent aujourd’hui à apparaître comme autre chose que de banals parcs de stationnement asphaltés. Même – qui l’eût cru ? – dans notre bonne commune. Et même si tout cela n’est encore in fine qu’un déguisement, on ne va pas tout à fait s’en plaindre.

     

     

    La « coulée verte » des boulevards a déjà existé

    Photo aérienne du centre-ville (années 1960) - Cliquer sur la photo pour l'agrandir

     

     

    [Mis en ligne le 2/11/2018]

     

    « Dur blasonSully-sur-Loire, capitale du déguisement pour adultes »

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  • Commentaires

    3
    Vendredi 2 Novembre à 19:57

    @citoyen lambda

    Merci pour ce chiffre, que je ne connaissais pas et qui est très plausible.

    Ce serait intéressant (et sans doute amusant) de le connaître pour la commune... On est peut-être même au-delà d'un coefficient multiplicateur de 6.

      • citoyen lambda
        Vendredi 2 Novembre à 21:32

        Obligatoirement. C'est le lot des habitants des petites villes mal desservies avec très peu de transports en commun et de blablacar.

    2
    citoyen lambda
    Vendredi 2 Novembre à 14:16

    6 240 000 immatriculations en 1960 pour 39 140 000 aujourd'hui, ceci explique peut être cela. 

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